Depuis gamin on a tous un jour ou l'autre croisé dans GEX et ses alentours ce phénomène ,en se gaussant parfois de ses râles lorsqu'on le voyait courir et pourtant voila un véritable passionné doublé d'un athlète hors norme ...
Une année record pour le coureur Roland Vuillemenot
A 70 ans, le sportif gessien vient de vivre une année 2016 exceptionnelle, ponctuée d’un record du monde du 24 Heures dans sa catégorie Master 70.
Après des décennies de courses remportées, à 70 ans, Roland Vuillemenot se lance un défi : monter un maximum de fois sur les podiums de Championnats de France dans sa catégorie Master 70 (M70).
Bien que ce soit de la course à pied, les épreuves courues sont très différentes par la nature des sols, la foulée, l’intensité, la recherche d’une distance ou d’un temps ou pas, etc.
La méthode est de gérer chaque course l’une après l’autre sans être forcément performant pour chacune d’elles, d’autant plus quand les courses sont rapprochées.
Tout avait mal commencé le 5 mars au cross du Mans : indigestion, contracture musculaire et tendinite. Il ne termine que 13e en boitant. Deux mois après, il aborde différentes disciplines avec succès.
Champion de France
Le 6 mai, aux 24 Heures à Brive, il termine champion de France avec 175,4 km et prend l’argent par équipe au scratch. Ce n’est qu’un début. Suivent des nouveaux titres de champion de France, le 16 juillet, au Kilomètre Vertical à Manigod (Haute-Savoie), le 4 septembre au Trail Long à Saint-Martin-Vésubie (Alpes-Maritimes), le 8 octobre, aux 100 km à Amiens (9h35’15’’ et meilleure performance mondiale 2016 en M 70).
Le point culminant de l’année est atteint le 23 octobre, aux 24 Heures d’Albi, dans le cadre des championnats d’Europe.
La décision de participer à la compétition n’est prise que 5 jours avant la course. Après les 100 km d’Amiens, le coureur ne ressent ni douleurs, ni fatigue sinon un manque de nervosité. Ayant fait une petite course sans difficultés la veille, il hésite entre le risque de faire le voyage pour se retrouver fatigué au point d’abandonner et la peur de regretter de ne pas avoir tenté l’aventure.
« J’ai vécu un moment magique »
Sachant qu’il est toujours en forme à ce moment de l’année, il se dit finalement que tout est possible. Bien lui en a pris, avec 201,087 km, il accroche le record du monde des 24 Heures en M70 !
Roland Vuillemenot se souvient : « Bien que je décide de courir différemment des autres fois, je rencontre les mêmes difficultés entre la 6e et 7e heure : fatigue musculaire, pieds qui tapent au sol, obligation de marcher, indigestion, etc. Mais je sais que la forme revient toujours. Je vois les 100 km atteints en 11 h, et là, je commence sérieusement à vouloir atteindre des objectifs : 172 km pour la meilleure performance mondiale de l’année dans ma catégorie, 175 km pour ma meilleure performance de l’année, je n’étais pas encore M 70 à Brive, 194 km pour le record mondial de ma catégorie mais qui me semble impossible à franchir à ce moment-là et, enfin, la barrière psychologique des 200 km. J’ai vécu un moment magique d’autant plus marquant que c’était en même temps que le Championnat d’Europe des 24 Heures. »

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